[J-Drama] Kikarazu Koi niwa Riyuu ga Atte

Titre: Kikazaru Koi niwa Riyuu ga Atte / 着飾る恋には理由があって

Pays: Japon

Année: 2021

Genre(s): Romance, Life, Drame

Nombre d’épisodes: 10

Casting: Kawaguchi Haruna (Mashiba Kurumi); Yokohama Ryusei (Fujino Shun); Natsukawa Yui (Saotome Kouko); Maruyama Ryuhei (Terai Haruto); Nakamura Anne (Hase Ayaka); Mukai Osamu (Hayama Shogo).

L’histoire: Mashiba Kurumi est employée dans le service des relations publiques d’une entreprise de décoration intérieure. Son travail est reconnu de tous et notamment de son patron Hayama Shogo, qui ne laisse pas Kurumi indifférente. Complètement prise par son travail, la jeune femme oublie renouveler le bail de son appartement et se retrouve sans logement. Son amie Saotome Kouko lui propose alors de l’héberger et Kurumi se retrouve dans une colocation avec Fujino Shun, Terai Haruto et Hase Ayaka. Elle va apprendre à vivre en communauté et remettre en question son mode de vie de workaholic addicte des réseaux sociaux.

NB: Un spinoff du drama, intitulé « Kikazaranai Koi niha Riyuu ga Atte » vient en complément du drama et s’intéresse à l’histoire des deux collègues de Kurumi à El Arco Iris, Akiba Ryo et Kayano Nanami.

Fiche Écrans d’Asie

~***~

Ce que j’en pense: ★★★ Coup de cœur ❤

Introduction

Silve : Hello les dramavores, êtes-vous prêts pour une nouvelle chronique de drama en collaboration^^? Aujourd’hui, avec Kiddo du blog “Péripéties d’une dramavore”, nous allons vous parler du drama japonais “Kikazaru Koi niha Riyuu ga Atte”. Un drama que j’ai choisi de regarder à la lecture du synopsis, car cela annonçait du slice of life, avec de l’amitié et de la romance. Vu que Kiddo a regardé en même temps que moi le drama, c’était l’occasion parfaite d’écrire à quatre mains, d’autant que je ne crois pas avoir déjà fait une collaboration pour un drama japonais, c’est une jolie première^^.

Kiddo : C’est la première fois que je fais une collaboration avec Silve et également que je parle d’un drama japonais! De plus, son blog est un des premiers que j’ai suivi en arrivant sur twitter. Je suis donc très heureuse qu’elle me l’ait proposée 😊. Je n’avais pas l’intention de regarder cette série malgré ses jolies couleurs et son casting plus qu’intéressant, jusqu’à ce qu’une dramavore poste des gifs du drama. Inutile de vous dire que j’ai basculé très vite dans l’univers de « Kikazaru Koi » 😂.

~***~

Le scénario – L’histoire

Silve : Pour vous parler de ce drama, je vais raccourcir le titre en “Kikazaru Koi” parce que c’est plus simple à retenir et plus pratique lol. Mais je voulais quand même vous donner la traduction du titre complet qui est: “Il y a une raison à l’amour que je porte” (avec “porter” dans le sens de “porter des vêtements”). Un titre que l’on peut interpréter par rapport à l’héroïne, Mashiba, qui a toujours besoin de renvoyer l’image la plus parfaite possible d’elle-même, ce qui sera développé dans la partie sur les personnages. Ce titre m’a personnellement fait réfléchir sur le sens à donner à l’amour, et sur l’image que l’on renvoie aux personnes que l’on aime. 

“Kikazaru Koi” raconte donc l’histoire de Mashiba Kurumi, qui travaille pour la publicité d’une entreprise de décoration “El Arco Iris” et qui va devoir vivre en cohabitation avec quatre autres personnes: Saoutome Kouko, la propriétaire, Fujino Shun, un cuisinier, Terai Aruto, un conseiller personnel, et Hase Ayaka, une peintre. La scénariste, Kaneko Arisa, nous propose de rentrer dans une “share-house” et d’y rencontrer des personnages très différents les uns des autres mais qui petit à petit créent des liens de plus en plus forts entre eux. Ce côté “slice of life” est vraiment une des grandes forces du drama, d’autant que l’écriture des dialogues est super et résonne avec justesse chez le téléspectateur^^.

L’atout principal du drama, c’est les interactions entre les différents personnages, qu’il s’agisse d’amitié, de relation amoureuse, de travail ou encore de choix de vie, tous les sujets sont traités avec réalisme, en tout cas, j’ai pu personnellement me sentir concernée par certains sujets qui sont abordés dans le drama et c’est très chouette de voir le quotidien dépeint d’une manière aussi dynamique, avec la maison partagée de Kouko comme quartier général^^. Niveau romance, j’ai été agréablement surprise car les clichés sont rares, malgré la présence d’un triangle amoureux, mais j’ai surtout aimé découvrir comment Kurumi et Shun, qui sont très différents pour ne pas dire opposés dans leur vision des choses, allaient arriver à se rejoindre et à construire une relation qui fonctionne sans pour autant s’effacer face à l’autre. La relation de Haru chan et Hase est moins développée mais elle est tout aussi intéressante et la relation de Kouko avec son ex-mari apporte un éclairage différent sur la relation de couple. Autour de cette auberge espagnole, les personnages secondaires gravitent, déclencheurs ou témoins de l’évolution de nos personnages principaux.

Je peux dire que je ne me suis jamais ennuyée devant ce drama car il raconte le quotidien de ses personnages avec dynamisme grâce à son scénario bien écrit et construit et à sa très jolie réalisation (mais j’y reviendrai dans une autre partie un peu plus bas).

Pour conclure ma partie, un petit point culture 😉 : Qu’est-ce le « Uchi Kyun? » expliqué par Yokohama Ryusei 😊

Kiddo : Ce n’est pas un scénario très original au premier abord mais plus on avance, plus on est touché(e)s par les dialogues. Comme l’a très justement souligné Silve, ces derniers ne nous ont pas laissées indifférentes au même titre que les personnages, auxquels nous pouvions nous identifier. Une véritable bouffée d’air frais et réaliste sur tous les plans. 

« Kikazaru Koi » est un concentré d’amour : l’amour d’une nouvelle famille avec Kouko, Kurumi, Shun, Haru, Ayaka et Kouji; l’amour entre deux étrangers, l’amour entre une mère et sa fille, l’amour pour les objets que l’on veut transmettre, l’amour se trouvant dans un plat que l’on a préparé…

Pour en revenir à l’écriture : Je trouve toujours intéressant de voir des personnages féminins et masculins écrits par une femme. La vision d’une femme diffère celle d’un homme et je pense que c’est ce qui a permis l’évolution positive de ces protagonistes. En tant que femme, Kaneko Arisa (qui avait déjà travaillé avec Tsukahara Ayuko pour Chugakusei Nikki), a plus d’expérience sur la condition féminine et ce qu’elles peuvent vivre en société. De plus, les hommes créés par des femmes sont souvent très intéressants dans leur construction et c’est totalement le cas avec Shun. 

~***~

Les personnages – Les acteurs

C’est un drama rempli de connexions, qui permettent de souligner et de mettre en valeur les relations humaines. 

Kouko est le point de départ : elle met en contact ces quatres êtres et laisse ces derniers créer des liens, apprendre à s’apprivoiser. Mais il leur faut un peu d’aide. Quel est donc le meilleur moyen dans un slice of life japonais pour se rapprocher? Bingo, la nourriture. Généralement, on ne demande pas si ça va mais si vous vous alimentez correctement ou si vous avez bien dormi.  C’est l’élément le plus flagrant qui a permis à cette nouvelle famille de s’apprécier. Ce dernier est également une manière de promouvoir des produits et de mettre en confiance les clients. Encore une fois, de créer des liens. 

En parlant justement de produits et de liens, Instagram est sans aucun doute la meilleure plateforme pour cela. Les réseaux sociaux peuvent faire du mal, générer de la haine ou de la jalousie. Mais c’est aussi un formidable outil pour mettre en avant des objets, développer des relations de business et de proximité avec les publics visés. Cela permettra de connecter les utilisateurs aux autres et aux trésors de El Arco Iris : les objets, les vêtements, les meubles… Kurumi qui utilise ce réseau, le fait parce qu’elle veut montrer ce qu’elle aime et transmettre sa passion. Elle rêve notamment de pouvoir dénicher des trésors venant du monde entier comme ses followers. Elle est toujours prête à aider les autres et cette démarche se retrouve chez un autre personnage : Haru. En tant que conseiller personnel, c’est littéralement son travail. Il utilise également beaucoup la technologie pour être en relation avec les personnes sollicitant ses services. 

Il n’a pas souvent le temps de manger correctement mais heureusement Shun est là. Pour en revenir à la nourriture avec notre cher cuistot, sa cuisine est également un moyen de diffuser de la bonne humeur et s’inscrit de nouveau dans une démarche altruiste. Ayaka a aussi peu le temps de se sustenter entre ses peintures et son job à mi-temps. La nourriture va lui permettre de casser les barrières qu’elle avait placées entre elle et les autres, de partager des moments avec eux, de leur communiquer sa passion pour la peinture. Comme Shun, elle va apprendre à découvrir une autre facette des réseaux sociaux et que ces derniers peuvent également apporter de la joie.

NB: El Arco Iris signifie en espagnol “arc en ciel”, c’est un phénomène optique illustrant à merveille la complexité et la beauté des personnages de Kikazaru Koi. 

Kiddo : Saotome Kouko (Natsukawa Yui), cheffe cuisinière de 50 ans, est la propriétaire d’une maison qu’elle a transformé en sharehouse. Pour moi, cet être ultra dynamique et hilarant, représente cet arc en ciel ou plutôt ce pont qui connecte nos quatre protagonistes. Kouko a pris cette décision pour en faire une sorte de refuge : pour avoir un endroit où on se sent chez soi, pour venir quand on le désire, pour ne pas être seul, pour vivre avec une personne que l’on aime. Grâce à ses compétences pour la cuisine et sa curiosité, elle a pu rencontrer et réunir ces derniers dans sa maison, malgré leurs aspirations et caractères si différents. 

Quel plaisir de retrouver cette actrice! Un soleil! 😍

Silve: Comme Kiddo donne déjà une description de chaque personnage, je vais me concentrer sur mon ressenti pour chacun d’eux, ainsi que l’interprétation des acteurs. Saotome Kouko est pour moi le cœur de la sharehouse puisque c’est elle qui a réuni les jeunes colocataires sous le même toit. C’est la personne la plus expérimentée du groupe et elle est souvent là pour donner des conseils ou amener ses amis à réfléchir à leurs actions, et même parfois en mettant volontairement les pieds dans le plat. Le développement de sa relation avec son ex-mari est intéressant, car l’on voit une des évolutions possibles d’un couple.

L’actrice Natsukawa Yui insuffle une belle énergie à son personnage, je l’ai vraiment appréciée dans ce rôle 😊.

Kiddo: Mashiba Kurumi (Kawaguchi Haruna) alias « Mameshiba shiba » : Une jeune femme que je pourrai comparer à une véritable boule d’énergie. Elle est employée dans le service des relations publiques d’une entreprise de décoration d’intérieur, le fameux « El Arco Iris ». Kurumi s’occupe de promouvoir chaque jour les produits de cette société par le biais des réseaux sociaux (twitter et instagram). Son ambition est de connecter ces trésors à ces utilisateurs du monde entier. Pour y arriver, elle est toujours sur son 31 (sa garde robe un enchantement perpétuel), change son vernis tous les jours, prépare des alertes sur son téléphone et se dépasse sans arrêt. Le problème, c’est qu’elle n’a pas de mode off et laisse ce compte instagram prendre le pas sur sa personne. Sans son téléphone, elle ne serait pas du tout à l’aise; nerveuse et incapable de se détendre. Néanmoins, j’admire sa force quand il s’agit d’affronter ses peurs et sa capacité à aller de l’avant, à savoir ce qu’elle veut.

Je regarde en ce moment « Shiro to Kiiro », avec Kawaguchi Haruna et le contraste entre les personnages est saisissant! Il n’y avait que cette actrice pour interpréter Kurumi. Elle lui a donné vie avec son sourire, ses larmes et ses dialogues réalistes.

Silve : De premier abord, Mashiba Kurumi semble prise dans un tourbillon. Elle ne semble vivre que pour son travail qu’elle adore, tout comme son boss Hayama Shogo. Elle passe son temps sur les réseaux sociaux où elle “met en scène” sa vie, qui est aussi l’image de l’entreprise pour laquelle elle travaille. Kurumi est un des personnages qui a l’évolution la plus marquée, grâce au contact de ses colocataires, et elle apprend à “lâcher prise” de l’image qu’elle veut donner pour être plus décontractée et honnête avec elle-même.

Concernant l’actrice qui interprete Kurumi, J’avais lu un article sur “Kikazaru Koi” où la productrice Junko Arai (qui a également produit entre autres “Unnatural”, “MIU 404” ou “N no Tame ni”) expliquait comment elle avait choisi les deux acteurs principaux – que vous pouvez retrouver ici: https://watadoucouple.wordpress.com/2021/05/30/the-reason-for-yokohama-ryusei-and-haruna-kawaguchis-casting-in-kikazaru-koi/ . Elle expliquait que pour Kawaguchi Haruna, elle avait été frappée par la différence qu’il y avait entre l’image qu’elle avait de l’actrice et ce qu’elle était en réalité, tout comme l’héroïne, Kurumi qui fait de son mieux pour présenter l’image la plus “parfaite” possible. J’ai trouvé l’anecdote vraiment intéressante, d’autant que l’actrice incarne avec justesse cette accro aux réseaux sociaux qui apprend petit à petit à lâcher prise. Je l’ai trouvée très expressive dans ses interactions avec les autres acteurs, elle a plein de moues trop mignonnes.

Kiddo: Fujino Shun (Yokohama Ryusei) : Propriétaire d’un food-truck, c’est un jeune homme travaillant à son rythme et toujours dans la bonne humeur. Contrairement à Kurumi, notre joyeux luron n’a jamais son téléphone avec lui et ne se rappelle pas où il est. Il n’est pas toujours très doué pour exprimer ses sentiments mais comme Kouko, Shun les transmet à ceux qu’ils aiment par le biais de la nourriture. Il connaît sa valeur et n’a pas besoin de l’approbation des autres pour arriver à ce qu’il estime être son bonheur. Shun a également tendance à dire aux autres la vérité et non ce qu’ils veulent désespérément entendre. 

Il est présent également dans « Shiro to Kiiro » mais son rôle dans « Watashitachi wa Douka Shiteiru » m’a beaucoup marqué.Je suis contente de le voir évoluer ainsi dans différents univers, il assure!

Silve : En ce qui concerne Fujino Shun, ma première impression a été que, à l’inverse de Kurumi qui veut tout contrôler, Shun est très cool, qu’il s’agisse de son métier (même s’il le fait avec passion) ou de l’organisation de sa vie. Au début du drama, il se “laisse porter par le courant” et ne veut pas s’attacher de trop aux personnes et aux choses matérielles, il se veut minimaliste. D’une certaine façon, son évolution tout au long des épisodes consiste plus à le faire redevenir comme avant, car il avait fait table rase de son passé. Shun est le personnage qui m’a le plus touchée, car malgré son comportement décontracté, il souffre plus qu’il ne le laisse deviner.

Yokohama Ryusei est une belle découverte, je trouve qu’il sait vraiment bien retranscrire les émotions de son personnage, je n’ai pas encore vu beaucoup de sa filmographie à part “Rainbow Days” et “Honey”, il va falloir que je me penche plus dessus.

Kiddo: Terai Haruto ou Haru (Maruyama Ryuhei) : Cousin au second degré de Shun, il exerce en tant que conseiller en ligne et accepte des consultations 24 heures sur 24. Il est toujours prêt à venir en aide aux autres et oublie qu’il doit prendre soin de lui-même. Ce n’est pas un personnage que j’ai aimé d’emblée  !Spoiler! Haru essaye de draguer Kurumi, puis, comme ça ne marche pas, il tente sa chance avec Ayaka. Et c’était très agaçant. !Fin Spoiler! mais je me suis progressivement attachée à lui. 

Je ne suis pas très familière avec cet acteur mais si j’ai réussi à apprécier son personnage, c’est qu’il a su s’approprier ce rôle.

Silve : Personnellement, j’ai trouvé Haru très sympathique. J’ai un peu craint la direction que les relations allaient prendre niveau romance, mais la situation a vite été réglée. Haru est celui qui connaît le mieux Shun, j’ai aimé leur relation car Shun est moins sur la réserve avec lui, il ne se sent pas obligé de rester « cool ». Haru, c’est un peu le grand frère de la “share house”, il veut prendre soin de tout le monde et oublie parfois ses propres besoins. C’est une personne gentille, ce qui fait que sa romance avec Hase n’est pas tous les jours facile, car la jeune femme se protège et elle est plus réservée.

Tout comme Kiddo, je ne connaissais pas Maruyama Ryuhei avant ce drama bien qu’il soit présent dans des dramas depuis 1999. J’ai bien aimé son interprétation de Haru chan.

Kiddo: Hase Ayaka (Nakamura Anne) : Une artiste travaillant à temps partiel en tant que chauffeur, en faisant des livraisons pour un supermarché. Elle est obsédée par son art et le fait que ses accomplissements ne soient pas reconnus, malgré son talent évident.  

À tel point qu’elle se comporte comme un fantôme dans la maison, elle évite les autres et se montre froide. Ayaka va évoluer à leur contact en prenant confiance en elle et en apprenant à les connaître. Elle est toujours de bon conseil et un soutien non négligeable dans cette aventure. 

Nakamura Anne est une actrice que je connais seulement grâce à instagram, au drama Suits que je voudrai commencer, The End of the Tiny World et Shiro to Kiiro (décidément!). C’est une actrice que je vais suivre activement, elle a un charisme incroyable!

Silve : Hase Ayaka vit en effet dans son monde de peinture, ne sortant de sa chambre et de ses tableaux que par nécessité au début du drama. Mais l’arrivée de Kurumi, va, comme pour les autres colocataires, bousculer une routine bien installée, d’autant plus que Kurumi reconnaît son talent, allant jusqu’à prendre en photo une de ses œuvres pour Instagram. Au départ, je l’ai trouvée plutôt indifférente à tout sauf à son art, mais elle va s’ouvrir peu à peu et j’ai beaucoup aimé la voir évoluer, avec ses amis et dans sa relation à Haru chan.

Je ne connaissais pas cette actrice mais j’ai aimé son interprétation juste.

Kiddo: Hayama Shogo (Mukai Osamu): Fondateur et créateur de El Arco Iris, c’est un homme qui déteste la routine réunions/conférences/déjeuners avec ses partenaires. En effet, il préfère être au contact des créateurs des trésors qu’il adore dénicher et acheter. Sa passion lui vaut l’admiration de ses pairs (dont Kurumi 😁) mais aussi la réprobation de ses investisseurs. 

Un des premiers acteurs japonais que j’ai connu à Dramaland, je suis contente de l’avoir retrouvé dans un aussi joli projet cette année! Ce n’est pas le seul d’ailleurs, puisqu’il a joué dans « Jinsei Saiko no Okurimono », un épisode spécial très touchant. Et je l’ai aussi revu dans un drama de 2018, « Kimi ga Kokoro ni Sumitsuita », un rôle perturbant mais joué avec brio. 

Silve : Hayama Shogo est le fondateur d’El Arco Iris. Pour des raisons de désaccords avec le conseil d’administration de l’entreprise, il va tout à coup démissionner, ce qui va avoir pas mal de conséquences pour notre héroïne Kurumi. C’est un esprit aventureux et passionné qui est toujours prêt à innover. Les colocataires de Kurumi le surnomment gentiment “l’Orque” (sachi en japonais), un jeu de mot avec “shachou” qui signifie “patron, président d’une entreprise”. J’ai plus apprécié ce personnage dans son rôle de patron que dans sa possible romance avec Kurumi pour être honnête.

J’aime beaucoup Mukai Osamu, que j’ai vu entre autres dans “Nodame Cantabile”, “Beck” ou encore “Nobunaga Concerto”, c’est donc un plaisir de le retrouver dans ce drama, surtout qu’il vieillit bien, comme le bon vin^^. Il offre comme toujours une performance solide, qui nous fait apprécier son personnage, quels que soient ses défauts.

~***~

[Spin off: Kikazaranai Koi ni wa Riyuu ga Atte] 

Il est diffusé sur Paravi, un service en ligne de streaming, lancé par six compagnies dont la chaîne TBS. De plus en plus de dramas sont accompagnés d’un spin off, diffusé en même temps que l’œuvre de base. Cela permet de mieux développer certains personnages, sans altérer la qualité du drama, de découvrir un autre point de vue et de mieux comprendre certaines scènes.

Ce spin off, doté de 7 épisodes allant de 7 à 13 minutes, est basé sur Akiba Ryo et Kayano Nanami, deux collègues proches de Mashiba Kurumi.

Kiddo: Court mais efficace : ce fut un plaisir de passer du temps avec ce duo si différent mais très attachant! J’ai aimé observer leur évolution, que Kayano prenne plus confiance en elle et que Akiba fasse des efforts. Ce dernier m’a beaucoup fait sourire, il est en lice pour les meilleurs personnages de l’année 2021 🌞.

Silve: J’ai trouvé que ce spin-off était très sympathique, en donnant un peu plus de relief aux personnages de Kayano Nanami et Akiba Ryo, d’autant que leur romance, même si elle est moins développée, offre une autre perspective du couple que celles du drama principal. Un bon moment, qui a prolongé le feel good de “Kikazaru Koi” :).

~***~

La réalisation – La musique

Silve : La réalisation est un des points forts techniques de “Kikazaru Koi”. Que ce soit la share-house”, l’entreprise ou les extérieurs, la luminosité et les couleurs sont à l’honneur dans le drama, avec une ambiance très printanière, que ce soit sous les cerisiers en fleurs, dans un onsen ou encore au bord de la mer, les images sont au service des personnages et de l’évolution de leurs relations. L’ensemble est doux et coloré, à l’image des tenues de Kurumi et des ses photos sur Instagram. Une très belle photographie en somme, que j’ai pris plaisir à contempler :).

Je ne vais pas m’étendre sur la musique, parce que Kiddo en parle très bien juste après, mais j’aime énormément la chanson-titre “Fushigi” interprétée par Hoshino Gen. Et l’ensemble de l’OST collent très bien au style du drama, je l’ai appréciée.

Kiddo : La réalisation est portée par trois réalisateurs avec brio (Tsukahara Ayuko, Tanazawa Takayoshi, Fujiwara Ryosuke) et se résume à souligner la beauté de l’esthétique de Kikazaru Koi. Les plans sont dynamiques et soignés, à l’image de l’investissement personnel de Kurumi pour son travail. Chaque regard, chaque geste et chaque parole prononcée sont mis en valeur. Cette volonté se retrouve avec les couleurs des tenues de Kurumi (Machiba room >真柴くるみ mameshibashiba (@mashiba_room) • Photos et vidéos Instagram, un faux instagram a été créé pour l’occasion et on pouvait également retrouver les tenues en question sur un autre compte instagram crée pour la série > 着飾る恋には理由があって × Rakuten Fashion (@kikazarukoifashion) • Photos et vidéos Instagram), pour les peintures de Ayaka et les paysages, la cinématographie est une œuvre d’art à elle seule. 

Une palette de couleurs digne d’un arc en ciel, jouant avec les couleurs chaudes et instaurant une ambiance accueillante dans le magasin physique de El Arco Iris, la share house et  la chambre de Kurumi. Mais aussi froides avec le rose/violet ainsi que le gris de la chambre de Shun. 

C’est également une réalisation moderne puisque qu’elle incorpore dans le générique et chaque épisode, des éléments liés aux réseaux sociaux. Par exemple, chaque portrait de personnage dans le générique est un post instagram, Kurumi en fonction des réactions positives/négatives; elle est entourée de réponses venant du monde entier.

Les musiques (composées et créées par Tabuchi Natsumi, Kamiyama Yoh et Kanematsu Shu) sont utilisées au bon moment et collent totalement à l’ambiance du drama. Un brin comique, donnant de l’espoir et de l’énergie. « Fushigi » (Gen Hoshino) représente à la perfection la connexion entre Shun et Kurumi : deux étrangers étouffant sous l’eau et de par leur rencontre, ayant la capacité de respirer à nouveau. Ils ne savent pas pourquoi ils se sont choisis, ni pourquoi ils ont besoin de l’un et de l’autre. Mais c’est un fait incontestable, ils sont attirés comme deux âmes sœurs. Elle me fait penser à un bonbon acidulé, sucré et pétillant avec un arrière goût acide.  Un délice synonyme de bonheur, de joie et d’espoir qui chasse les nuages de tristesse et fait danser les cœurs. Un hymne pop entêtant et magique, arrivant toujours à temps pour accompagner nos amoureux. 

~***~

Conclusion

Silve : J’espère que cet article en collaboration vous aura plu, et vous aura donné envie de vous lancer dans ce slice of life printanier et romantique, qui est, en plus, rempli de personnages attachants. Que vous soyez ou non un habitué des J-Dramas, je ne peux que vous recommander ce visionnage, qui a été un de mes coups de cœur de cette année 2021  ❤️.

Kiddo : Si vous hésitez à visionner ce petit bijou, sachez qu’on raconte que le fait d’entendre « MAMESHIBA SHIBA” soulage instantanément les douleurs! Et vous devez aussi absolument faire la connaissance de Kouji, un border collie adorable qui met tout le monde d’accord 😍 De son vrai nom Leana, vous pouvez la retrouver sur instagram (茶菜と葉菜 (@tina.leana) • Photos et vidéos Instagram) et twitter (茶菜と葉菜 (@TinaLeana29) / Twitter). 

~***~

Bonus : Interview de Kawaguchi Haruna et Yokohama Ryusei 💜

2 commentaires sur « [J-Drama] Kikarazu Koi niwa Riyuu ga Atte »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s